Mardi 8 novembre 2011
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Vers 1900, le ramassage devint une activité économique à part entière. Chaque valleuse, petites vallées sèches typiques du Pays de Caux qui mène à la mer, comptait
de nombreuses équipes de ramasseurs et ramasseuses de galets. La difficulté et les particularités d’accès aux plages conditionnaient le mode de transport. Les chemins caillouteux étaient réservés
aux ânes, mules et autres chevaux qui remontaient 5 à 6 sacs de 50 à 60 kg chacun.
Lorsque les marches d’accès n’existaient pas, on remontaient le galet à dos d’homme dans des paniers, en escaladant les quelques mètres de falaise à l’aide de cordes. Avec le temps, les
conditions d’accès s’améliorent, et des «téléphériques» furent installés. Une fois remonté en haut des valleuses, le galet était déposé puis collecté une fois par semaine pour être transporté
jusqu’au port du Havre, puis acheminé par bateaux vers les États-Unis ou le Japon. Pas moins de 120 tonnes quittaient alors nos côtes tous les quinze jours.
Depuis 1985, les prélèvements sont interdits.

Par Dolus1
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Publié dans : Entre ombre et lumière
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